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Comité consultatif d'OCLC Canada

Procès-verbal — Réunion du 1er novembre  2017

Réunion à Baltimore, Maryland

Présents

Madeleine Lefebvre, bibliothécaire en chef, Ryerson University
Suzanne Payette, directrice, Bibliothèque publique de Brossard
Marie DeYoung, bibliothécaire en chef, Saint Mary's University
Brenda Mathenia, bibliothécaire en chef, Thompson Rivers University
Mélanie Dumas, directrice, Direction de l'accès à la Collection universelle, BAnQ (en remplacement de Danielle Chagnon, directrice générale de la Grande Bibliothèque, BAnQ)
Debbie Schachter, bibliothécaire en chef, Capilano University
Pilar Martinez, PDG, Edmonton Public Library
Diane Beattie, directrice, Division de la description, Direction générale du patrimoine publié, Bibliothèque et Archives Canada
Daniel Boivin, directeur exécutif d'OCLC Canada, Amérique latine et Caraïbes
Bruce Crocco, vice-président, Services aux bibliothèques pour les Amériques, OCLC

Absents

Joyce Garnett, bibliothécaire en chef émérite et maître de conférences, Faculté des études de l'information et des médias, Western University
Alexandra Freeland, directrice, Direction des services de gestion de l’information, Gestion du savoir, Conseil national de recherches Canada

Ordre du jour

  1. Ouverture de la réunion, approbation de l'ordre du jour et accueil des nouveaux délégués
  2. Examen du procès-verbal de la réunion du CCOC de mars 2017
  3. Ouverture des discussions sur la réunion de l'ARC et les prochaines réunions en personne du CCOC
  4. Bilan de l'année et actualité de l'entreprise/la division canadienne d'OCLC
  5. Mise à jour de la BAC-LAC sur la mise en œuvre du nouveau catalogue collectif et des services WMS
  6. Examen de la charte du CCOC (clauses, nombre de délégués, conditions, etc.)
  7. Séance de brainstorming sur l'avenir de la Bibliothèque du Canada, l'élaboration de nouveaux programmes pour les bibliothèques, l'intérêt des recherches, les nouveaux domaines d'investissement technologique, les services, les programmes, les nouveaux modes d'interaction des bibliothèques avec leurs communautés et les implications ou les rôles possibles pour OCLC
  8. Autres sujets.
  9. Photo de groupe 
  10. Fin de la réunion — Départ pour l'aéroport

1) Ouverture de la réunion et approbation de l'ordre du jour

  • Mme Schachter a ouvert la réunion et rien n'a été modifié ou ajouté à l'ordre du jour.

2) Examen du procès-verbal de la réunion de mars 2017 (mise à jour, questions)

  • Une modification a été demandée concernant le point 5, 3e puce : remplacer « bibliothèques OCUL » par « universités OCUL ». Le procès-verbal de la réunion après modification est approuvé.

3) Ouverture des discussions sur la réunion de l'ARC et les prochaines réunions en personne du CCOC

  • Voici les commentaires émis, présentés aléatoirement :
    • Excellent. La formule était bonne, tant du point de vue de la durée que du format : "sessions plénières avec intervention de bibliothécaires en exercice". De plus, le programme était bien équilibré, entre les mises à jour d'OCLC, la question des problèmes rencontrés par les bibliothèques et les sujets pointus susceptibles d'intéresser tous les types de bibliothèque.
    • A la fin, l'exercice de texto pour le jeu n'a pas fonctionné pour les participants Canadiens car notre opérateur ne l'a pas pris en charge (messages d'erreur). Certains participants ont remarqué qu'ils pouvaient se rendre sur un site Web et l'ont fait.
    • Certains bibliothécaires en exercice ne se sont pas exprimés entièrement sur le sujet proposé et certaines sessions étaient redondantes par rapport aux précédentes.
    • Les délégués du CCOC ont apprécié les lieux, l'accueil et les attentions du personnel d'OCLC.
    • Il a été suggéré d'essayer de terminer de manière plus dynamique lors de la prochaine réunion de l'ARC. L'idée du résumé était bonne, mais cela n'a pas laissé une forte impression aux participants. D'ailleurs, certains étaient même déjà partis, car ils s'attendaient plus à un discours d'orientation.
    • Certains participants ont suggéré de terminer à 15h.
    • L'exercice de visualisation a été bien reçu.
    • Les chargeurs placés sur les tables ont fait mouche.
    • Pensez à ajouter les adresses électroniques à la liste de contact des participants et des intervenants (pour ceux qui auraient des questions après la présentation).
    • Pensez à prolonger vos heures ensuite pour poursuivre la conversation avec les intervenants.
    • Envisagez d'analyser la portée de l'événement, en comparant les participants (public touché) aux intéressés.
    • Continuez d'essayer à persuader les membres non US de participer.
    • Les membres d'OCLC et les délégués doivent parler de la réussite de l'événement afin qu'il attire encore davantage de participants l'an prochain.
    • Un bon moyen d'en vanter les mérites serait de partager une présentation, des vidéos et des tweets. En tout cas, pensez à réutiliser ces supports à des fins de marketing pour l'édition de l'an prochain.
    • Vous pourriez prévoir des couvertures OCLC pour les participants. En effet, certains ont trouvé qu'ils faisait trop froid.
    • Avant la réunion, pensez à demander aux participants quelles sont leurs attentes. Reposez-leur la question à la fin pour déterminer si elles ont été satisfaites, voire dépassées.
    • Il aurait été intéressant de pouvoir lire une synthèse des sessions manquées pour des raisons de simultanéité.
    • Cela pourrait valoir le coup d'analyser les tweets.
    • Continuez de trouver des thèmes communs à tous les types de bibliothèque pour garantir la pertinence de la réunion. Conservez un angle stratégique.
    • Vous pourriez envisager d'impliquer des usagers dans les présentations, pourquoi pas par le biais d'Internet. Notez que les usagers ne se limitent pas à la génération Y et se trouvent aussi dans les universités, encore fréquentées par de nombreux adultes de tous âges.
    • Le groupe a trouvé que les sessions n'étaient pas très représentatives des États-Unis. Néanmoins, il conviendrait de rappeler aux intervenants que tous les participants ne sont pas américains avec l'anglais pour langue maternelle, car certains parlaient très vite.
    • Un travail de promotion supplémentaire est requis au Canada. Il serait aussi nécessaire de rappeler que la mission d'OCLC et la réunion de l'ARC ne se résument pas au catalogage.
    • Soyez plus clairs concernant le type de session attendu par OCLC pour la prochaine réunion de l'ARC et les thèmes qu'elle couvrira, pour que les personnes qui en ont une vision très faussée soient plus attentives.
    • Il serait judicieux d'organiser la réunion de l'ARC à travers les États-Unis, mais aussi à l'extérieur (Canada : Vancouver, Toronto, etc.).
    • La coopérative OCLC doit veiller à rester visible et active au Canada, surtout si le CCOC continue de vouloir se réunir autour de l'ARC. Il pourrait être utile d'envisager d'organiser une « extension » de cette réunion de l'ARC au Canada. Le groupe pense qu'une initiative conjointe avec l'OLA serait une bonne façon d'entrer en matière. Par exemple, le symposium du CLA, qui reprendrait le thème de l'ARC, etc. Essayez de faire le lien avec l'activité du CFLA, qui parcourt désormais le pays, en organisant des réunions avec les associations de province (en 2018, la réunion se tiendra avec l'Association des bibliothèques du Saskatchewan à Regina).
    • Les délégués du CCOC sont tous d'accord pour se réunir de nouveau l'an prochain lors de l'ARC à Chicago. Toutefois, cette proposition sera examinée et débattue une nouvelle fois l'an prochain afin de s'assurer que le groupe et OCLC demeureront visibles au Canada, surtout dans le contexte du partenariat avec la BAC-LAC, qui sera totalement effectif en 2018.

4) Examen de la charte du CCOC (clauses, nombre de délégués, mandats, etc.)
    Remarque : l'ordre du jour a été légèrement modifié pour tenir compte du fait que nous n'avions pas encore atteint l'heure de la pause.

  • Les trois modifications suivantes, qui avaient été abordées lors de la dernière réunion, ont été approuvées. Elles sont détaillées ci-dessous : 

a. Le CCOC ne doit pas envoyer plus de dix (10) délégués. Le texte actuel est le suivant :

Les nouveaux membres supplémentaires du CCOC sont nommés par les membres existants avec l’aide du directeur d’OCLC Canada. Tant les membres que le directeur doivent veiller à ce que la représentation géographique, linguistique et des types de bibliothèques soit équilibrée. Le nombre de délégués souhaité est de neuf (9) membres votants mais, de temps à autre, et selon le nombre de représentants étant délégués au Conseil mondial d’OCLC sans être déjà délégués au CCOC, et selon la durée des mandats des délégués existants, ce nombre peut être dépassé au besoin.

Le texte proposé initialement a été modifié de façon à indiquer que le nombre ne doit pas dépasser 11 délégués :

Les nouveaux membres supplémentaires du CCOC sont nommés par les membres existants avec l’aide du directeur d’OCLC Canada. Tant les membres que le directeur doivent veiller à ce que la représentation géographique, linguistique et des types de bibliothèques soit équilibrée. Le nombre de délégués souhaité est de neuf (9) membres votants et ne doit pas dépasser onze (11).

Le texte a été approuvé à l'unanimité.

b. Afin d'éviter que deux personnes d'une même institution ne soient délégués au CCOC, les modifications et ajouts suivants ont été proposés et approuvés dans le paragraphe ci-dessus :

Les nouveaux membres supplémentaires du C COC sont nommés par les membres existants avec l’aide du directeur d’OCLC Canada. Tant les membres que le directeur doivent veiller à ce que la représentation géographique, linguistique et des types de bibliothèques soit équilibrée. Le nombre de délégués souhaité est de neuf (9) membres votants et ne doit pas dépasser onze (11). Si deux personnes d'une même institution deviennent délégués du CCOC, l'un des deux délégués devra agir en tant que « délégué suppléant » pour ladite institution, étant donné qu'une seule personne par institution est autorisée à être délégué du CCOC.

c. La modification suivante a également été approuvée : dans la section « Devoirs des membres du CCOC », l'URL du point « e » doit être remplacée par cette URL :  http://www.oclc.org/en/membership/benefits.html

  • Le groupe a ensuite demandé à ce que le texte suivant soit examiné puis voté par les délégués du CCOC lors de la prochaine réunion :

a. Ajouter une durée de 3 ans pour la présidence, car aucune n'est spécifiée actuellement;

b. Concernant la modification précédente de la durée du mandat, il convient de modifier les mandats applicables aux délégués du CCOC afin qu'ils correspondent à ceux du Conseil de région et du Conseil mondial.  Vérifiez le texte et soumettez-le au CCOC pour examen.

Bilan de l'année et actualité de l'entreprise/la division canadienne d'OCLC

  • M. Boivin est l'auteur de la présentation qui sera publiée sur le portail du CCOC.
  • Les délégués ont demandé à ce que l'URL de Te Puna et l'URL du rapport annuel soient partagées.

6) Mise à jour de la BAC-LAC sur la mise en œuvre du nouveau catalogue collectif et des services WMS

  • Mme Beattie a retracé l'historique général depuis le lancement de la discussion contractuelle, de 2014 à aujourd'hui.
  • Les difficultés et le retard rencontrés étaient en partie dus au fait qu'il s'agissait de l'un des premiers contrats entièrement basé sur des services en nuage confié à Public Works. Cela impliquait aussi la participation du service de sécurité de Public Works. Les exigences en matière de sécurité ont été la cause d'autres retards dans le processus. Mme Beattie a indiqué que le niveau de sécurité requis pour les informations personnelles n'avait pas été évalué correctement de leur part initialement : le niveau de protection B n'est pas nécessaire. Le niveau de protection A suffit. La question a entraîné d'autres discussions et des retards.
  • Le contrat a été signé pour cinq (5) ans, avec dix (10) options de renouvellement d'un an, pour un total possible de 15 ans.
  • La BAC-LAC souhaite publier le catalogue collectif en décembre/janvier. Elle réfléchit actuellement à une annonce en décembre, et envisage d'attendre jusqu'en janvier.
  • Le plan prévoit une utilisation de la fonction d'acquisition dès juin 2018, puis un déploiement des autres fonctions (catalogage, circulation, rapports, gestion des licences et référence) à l'automne 2018. Le système AMICUS sera abandonné à l'automne 2018.
  • La BAC-LAC a envoyé des lettres à tous les contributeurs d'AMICUS et Mme Beattie n'était pas sûre du nombre de bibliothèques ayant refusé la migration de leurs fonds vers WorldCat.
  • Comme annoncé, la BAC-LAC soutiendra financièrement les petites bibliothèques publiques (population de moins de 50 000 habitants) et universitaires (collection de moins de 60 000 ouvrages). L'initiative a été lancée la semaine passée et a déjà donné lieu à 16 inscriptions en seulement trois jours. Les inscriptions prendront fin le 6 décembre. Puisque la BAC-LAC ne sait pas précisément combien de bibliothèques s'inscriront au programme, elle a défini un critère d'évaluation pour le cas où elle dépasserait son budget. Elle espère toutefois ne pas devoir y recourir pour sélectionner les candidats à retenir finalement.
  • Son site de questions fréquentes est mis à jour en continu et le personnel de la BAC-LAC se réunit régulièrement avec les différents groupes.
  • Mme Payette a demandé si les bibliothèques publiques du Québec étaient incluses dans le programme. Mme Beattie a indiqué que la BAC-LAC ne créerait pas de doublon par rapport au système en place et que par conséquent, ces bibliothèques n'étaient pas éligibles, BAnQ offrant déjà un accès à WorldCat à ces bibliothèques par la voie d'un accord direct avec OCLC. M. Boivin a indiqué qu'il existait toutefois une lacune, étant donné que ces bibliothèques n'enregistraient pas leurs fonds.
  • La BAC-LAC n'a appris que récemment qu'un système d'enregistrement des fonds était disponible. Elle le signalera aux bibliothèques qui n'auront pas besoin du service de catalogage dérivé d'OCLC.
  • Mme Beattie a poursuivi en disant que la BAC-LAC pouvait partager les « spécifications » requises pour ce projet (catalogue collectif et mise en œuvre des services WMS) si d’autres bibliothèques souhaitaient les consulter. Elle ne peut pas transmettre l'accord complet, mais seulement les exigences incluses.
  • La BAC-LAC examine en interne les changements susceptibles d'être induits par la mise en œuvre d'un nouveau système comme WMS. Les consultants d'OCLC ont déjà effectué une visite sur le site à ce propos.
  • Un délégué du CCOC a suggéré à la BAC-LAC d'organiser des portes ouvertes ou de proposer une conférence WebEx ou une visite guidée virtuelle de son nouvel environnement et du catalogue collectif une fois publié, afin d'en assurer la promotion.
  • Il a également été suggéré de réaliser une vidéo sur le site de la BAC-LAC, à l'instar de la Bibliothèque nationale de Nouvelle-Zélande pour la promotion de Te Puna.

7) Séance de brainstorming sur l'avenir de la Bibliothèque du Canada, l'élaboration de nouveaux programmes pour les bibliothèques, l'intérêt des recherches, les nouveaux domaines d'investissement technologique, les services, les programmes, les nouveaux modes d'interaction des bibliothèques avec leurs communautés et les implications ou les rôles possibles pour OCLC

  • Mme DeYoung a indiqué qu'il était de plus en plus souvent demandé aux universités de s'engager à proposer des services aux communautés indigènes. Elle a ensuite demandé si une histoire orale des communautés indigènes était disponible dans WorldCat. Si tel n'est pas le cas, que peut faire OCLC pour y remédier?
  • M. Boivin a indiqué que le Research Library Program (RLP) facilitait la préparation d'une présentation à ce sujet et qu'il devrait y avoir un enregistrement de cette nature.
  • M. Crocco a indiqué qu'OCLC avait été sollicitée récemment par Kimberly Christen sur une question similaire. La session correspondante est accessible à cette adresse : http://www.oclc.org/research/events/2017/07-13.html
  • Mme Schachter a demandé quelles étaient les possibilités pour les bibliothèques de travailler en collaboration avec les Premières Nations pour qu'elles créent leurs propres tradition et histoire orales et les rendent accessibles en les publiant sur Wikipedia, par exemple. Cette question demande à être approfondie.
  • Mme Mathenia a expliqué qu'il s'agissait d'un thème d'interrogation récurrent pour sa bibliothèque et elle-même, mais qu'elle avait plus de questions que de réponses concernant les moyens d'y parvenir. Là encore, la coopérative OCLC a-t-elle un rôle à jouer? Pourrait-elle rédiger des directives et créer un « kit d'outils » pour simplifier la tâche? Pourquoi ne pas développer des vocabulaires et les ajouter à WorldCat pour que tous puissent les utiliser?
  • Mme Martinez a expliqué que cela était difficile, car ce type d'initiative repose en grande partie sur le relationnel, or les communautés souhaitent en être à la tête. Elles veulent faire les choses par elles-mêmes. Certaines de ces difficultés semblent être propres au Canada. Néanmoins, des collègues pensent que des pays comme la Nouvelle-Zélande connaissent des défis semblables.
  • Mme Mathenia a ajouté que les universités étaient encouragées à apporter une « touche indigène » au programme, à l'environnement, etc., tout du moins dans sa province. L'une des difficultés demeure qu'ils ne forment pas un groupe homogène ni une communauté unique. La réalité varie d'un bout à l'autre du pays.
  • Mme Beattie a ensuite indiqué que la BAC-LAC ne pouvait pas attendre que la Library of Congress (LC) publie le nouveau vocabulaire correct car LC disait ne pas souhaiter s'en charger pour le moment (en raison du climat politique et des difficultés liées aux étrangers en situation irrégulière).
  • À ce propos, quelqu'un a suggéré que si la prochaine Conférence de l’ARC devait s'intéresser aux communautés, il faudrait envisager sérieusement de demander à Stanley Volant d'intervenir sur les défis rencontrés.
  • Apparemment, l'UBC dispose d'un système de classification propre aux communautés indigènes. Mme Schachter a demandé si la BAC-LAC avait contacté l'UBC à ce propos, mais elle a répondu que non.
  • Mme Beattie a cité les FSH (vedettes-matières françaises) et a mentionné qu'un protocole d'entente avec l'Université Laval était en cours de négociation pour continuer à accéder à et utiliser le Répertoire de vedettes-matières (RVM). Le RVM n'est pas gratuit, mais elle espère qu'il le deviendra prochainement.
  • Ensuite, une discussion portant sur la promotion continue de la profession a rassuré les jeunes, les encourageant à s'intéresser au domaine. Le grand public associe le programme LIS au catalogage, alors que ce programme n'enseigne plus cette discipline de façon détaillée. Mme Beattie a même déclaré qu'il était devenu difficile de recruter des personnes compétentes en catalogage. Cependant, un autre délégué a ajouté qu'il ne fallait pas oublier que les jeunes recrues devaient évoluer et non pas stagner à un niveau de la profession, et que pour que cela se produise, un bon mix de talents était requis.
  • Mme Martinez a enchaîné en demandant si OCLC comptait mettre à jour des études effectuées par le passé, comme le rapport sur la perception des bibliothèques. M. Crocco a répondu qu'OCLC était en train de mettre à jour l'étude intitulée « awareness funding » sur la question (tous les rapports de recherche sont disponibles à cette adresse : http://www.oclc.org/en/reports.html).
  • Mme Martinez a alors demandé si OCLC connaissait une étude ou avait elle-même effectué une étude sur le thème « library spaces ». Elle se demandait, par exemple, si l'utilisation des appareils mobiles pouvait limiter les besoins des bibliothèques en ordinateurs de bureau. Elle s'est dite curieuse de savoir sur quoi porterait la prochaine étude relative aux besoins des bibliothèques en termes d'espace. Mme Martinez est convaincue que les bibliothèques doivent absolument reconnaître ce potentiel, faute de quoi elle perdront leur espace. Il est donc important qu'elles anticipent.
  • Concernant les espaces de bibliothèque, Mme Lefebvre a indiqué qu'à Ryerson, il avait été envisagé de transférer le service d'assistance de l'université dans la bibliothèque. Cela avait aussi semblé être une excellente opportunité pour la bibliothèque, mais malheureusement, l'université a rencontré des difficultés pour assurer une permanence suffisante. L'idée était d'offrir un accès centralisé aux services de Ryerson. Cela aurait constitué une excellente utilisation de l'espace et un partenariat interne judicieux.
  • Mme DeYoung a poursuivi en indiquant qu'il existait un décalage entre les archives et les dépôts institutionnels, et que l'utilisation des technologies dans ce domaine était encore balbutiante (migration et gestion des données, etc.). Elle a ensuite demandé si OCLC avait l'intention de transférer davantage de contenu vers l'espace des archives.
  • L'un des délégués a indiqué que le niveau de partage (descriptions, notices, etc.) n’était pas comparable à celui mis en œuvre par les bibliothèques. Un fichier d’autorité a été créé aux États-Unis pour les archives. Ce type de ressource pourrait être utilisé lorsque l'intégration des bibliothèques et des archives à des fins de recherche de documents est nécessaire pour les utilisateur.
  • La gestion des notices peut également constituer un sujet intéressant, étant donné qu'il peut s'agir de l'un des nouveaux services envisageables par les bibliothèques. Mme Schachter a indiqué l'avoir proposé lorsqu'elle était au Douglas College, car cela revient à démontrer la valeur et l'utilisation optimale de ces documents. Ces informations ont été bien reçues par le doyen/principal.
  • À ce propos, Mme Lefebvre a indiqué que Ryerson University avait transféré son centre numérique de sciences humaines vers la bibliothèque.
  • M. Crocco a estimé en revanche que l'alignement des missions entre bibliothèques et universités n'était pas toujours effective. Il a signalé qu'environ 50 % des stratégies d'orientation des bibliothèques n'étaient pas alignées sur celles de l'organisation mère, et que Mme Malpas en avait parlé lors de son intervention au CRA. Mme Malpas s'était focalisée sur la manière de mieux structurer et communiquer ces plans stratégiques.
  • Mme Schachter a soulevé une autre question : celle de la nécessité de définir des normes pour encadrer la numérisation et disposer du bon format pour le stockage et l'accès à long terme. Le problème étant qu'il en existe beaucoup et que pas une ne semble faire l'unanimité. Il est difficile de prédire laquelle perdurera ou permettra de garantir une conversion aisée à l'avenir.
  • Mme Martinez a poursuivi en demandant si la situation avait évolué du point de vue de « l'expérience utilisateur », de la segmentation et de la personnalisation des services, citant l'exemple de l'expérience Amazon sur le Web. Apparemment, certaines universités ont commencé à construire une relation avec de futurs étudiants potentiels avant leur intégration. Pour ce faire, elles utilisent des pages Web personnelles afin de communiquer avec eux. Cependant, personne n'est à l'aise avec cette pratique. L'un des moyens de procéder consiste apparemment à obtenir des listes de nouvelles personnes établies dans la ville et de leur adresser une lettre de bienvenue de la part de la bibliothèque. Mme Lefebvre a indiqué que Ryerson University avait établi un partenariat avec TPL pour utiliser les LibGuides afin de promouvoir des services donnés.
  • Les universités de North Vancouver et Capilano vont se rapprocher afin de déterminer les ressources susceptibles d'être partagées et les possibilités de partenariat. OCLC a-t-elle connaissance de ces partenariats/échanges croisés? M. Crocco a expliqué que certains établissements et universités octroyaient aux nouveaux étudiants logeant en résidence une carte de bibliothèque de la ville afin de promouvoir l'accès à la bibliothèque municipale.
  • Mme Schachter a ensuite posé la question des droits d'auteur et demandé s'il y avait du nouveau ou si l'on attendait encore des réponses. Apparemment, la question n'est pas encore réglée. La progression de l'affaire impliquant l'Université de York, actuellement en appel, est très suivie.
  • Mme Mathenia a ajouté que des sujets tels que la durabilité, l'environnement, les enjeux socioculturels, la main-d'œuvre, etc. comptaient pour Thompson Rivers University, et que cette dernière s'y intéressait. Elle a souhaité savoir si ces questions étaient partagées par le Canada ou simplement par la Colombie-Britannique, étant donné que l'Université Capilano semblait aussi s'en préoccuper. Elles ne semblent pas aussi importantes dans d'autres provinces et certains délégués ont estimé que des thèmes comme la main-d'œuvre étaient susceptibles de déclencher une concurrence féroce entre les universités. M. Crocco a ajouté qu'une personne des RH d'OCLC pourrait peut-être partager ses initiatives/expériences avec les bibliothèques, afin d'expliquer comment OCLC s'y prend pour attirer et retenir les talents. Il a donné l'exemple de la reconstruction de l'atrium/entrée d'OCLC, du style de collaboration décontracté que les jeunes apprécient, etc.
  • Quelqu'un a ensuite souligné que la valeur d'une bibliothèque est fonction du personnel qu'elle emploie et que la motivation de ce dernier est primordiale. En réalité, il importe de traiter chaque employé comme un leader.
  • À ce sujet, il a été mentionné que le CCOC compte actuellement trois anciens présidents d'associations de bibliothèques. Donc, tous des leaders!
  • M. Boivin a ensuite demandé l'état actuel des financements pour les bibliothèques publiques par province. Mme Payette a expliqué qu'aucune augmentation significative des impôts n'était prévue pour ces deux prochaines années au Québec et que par conséquent, les bibliothèques recevraient probablement moins de financement pour leurs acquisitions. De plus, toutes les provinces qui dépendent du pétrole rencontrent des problèmes, y compris la Nouvelle-Écosse. Actuellement, la Colombie-Britannique s'en sort bien grâce au soutien des nombreux investisseurs étrangers (logement, construction, etc.). Grâce à ce soutien, la bibliothèque publique de Vancouver est épargnée. Cela dit, les provinces sont toujours sous la pression des lobbies pour apporter davantage de financement aux bibliothèques et en général, les attentes sont positives. Dans l'Ontario, à l'approche des élections, les financements semblent aller en priorité aux universités et à l'enseignement.

8) Autres sujets

  • Aucun autre sujet n'est à l'ordre du jour. 

9) Fin de la réunion (et prochaines réunions)

  • Doodle sera utilisé pour planifier la prochaine conférence téléphonique, qui devra avoir lieu avant la réunion de mars du Conseil mondial.
Actions requises avant la prochaine réunion Responsables
Rédiger une ébauche de proposition pour que les points suivants soient abordés, votés, puis insérés dans la Charte du CCOC  :
  a. ajouter une durée de trois ans pour la présidence, car aucune n'est spécifiée actuellement;
  b. comme pour la modification de la durée du mandat, modifier la durée du mandat des délégués CCOC pour qu'elle corresponde à celle du Conseil de région et du Conseil mondial.
Daniel Boivin. (Fait)
Fournir aux délégués l'URL de la vidéo sur Te Puna (Nouvelle-Zélande), ainsi que l'URL du rapport annuel 2017 d'OCLC. Daniel Boivin (Fait)
Une quelconque histoire orale des communautés indigènes est-elle disponible dans WorldCat? Si tel n'est pas le cas, que peut faire OCLC afin d'y remédier? Daniel Boivin (Fait)
Trouver l'URL de l'enregistrement d'une session proposée par le Research Library Program (RLP) sur la gestion des métadonnées indigènes. Daniel Boivin (disponible uniquement pour les membres du RLP)