Français

OCLC Canada Advisory Council

Procès-verbal du 16 avril 2015

 

Présents:
Debbie Schachter, directrice, Ressources d’apprentissage, Douglas College
Hélène Roussel, directrice générale, Direction générale de la diffusion, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Gwen Ebbett, bibliothécaire en chef, Université de Windsor
Suzanne Payette, directrice, Bibliothèque publique de Brossard
Lisa O'Hara, directrice, Services techniques, Bibliothèques de l'Université du Manitoba
Madeleine Lefebvre, bibliothécaire en chef, Ryerson University
Bruce Crocco, vice-président, Services aux bibliothèques pour les Amériques, OCLC
Daniel Boivin, directeur exécutif, OCLC Canada, Amérique latine et Caraïbe

Absents:
Marie DeYoung, bibliothécaire en chef, Saint Mary's University
Mary-Jo Romaniuk, bibliothécaire en chef, Université de l'Alberta
Johanna Smith, directrice générale à la Direction générale des services, Bibliothèque et archives Canada
Joyce Garnett, bibliothécaire en chef émérite, Western University, et doyenne intérimaire de la Library Iowa State University
Michael Ireland, directeur, Information – accès et diffusion, Institut canadien de l'information scientifique et technique

Ordre du jour:

  1. Ouverture de la réunion et approbation de l'ordre du jour (Debbie Schachter, président)
  2. Révision du procès-verbal de la réunion du 23 janvier 2015 (mises à jour, questions)
  3. Discussion sur la prochaine réunion de Conseil mondial (groupe)
  4. Sujets clés devant être abordés et rapportés au Conseil mondial ou touchant les bibliothèques canadiennes (groupe)
  5. Achat de Sustainable Collection Services (Bruce Crocco)
  6. Horaire du Forum des membres et propositions de sujets (groupe)
  7. Autres sujets (Symposium d'OCLC Symposium au CLA)
  8. Date de la prochaine réunion et levée de la séance

1. Ouverture de la réunion et approbation de l'ordre du jour

  • Ordre du jour approuvé tel quel.

2. Révision du procès-verbal de la réunion du 23 janvier 2015 (mises à jour, questions)

  • Procès-verbal approuvé tel quel.

3. Discussion sur la prochaine réunion de Conseil mondial

  • Mme Payette a suggéré de regardé le vidéo d'EMEA sur YouTube qui est-semble-t-il, très intéressant:  https://www.youtube.com/watch?v=NgS9uaxg5hQ&list=PLWXaAShGazu6vFOJl8-b3LCas8jB2D0om&index=6
  • Mme Ebbett a mentionné que le Comité exécutif du Conseil régional des Amériques (CRA) considère encore l'idée de tenir une réunion à l'extérieur du cadre de l'ALA, mais pas avant 2016.
  • Mme O’Hara a demandé quelles applications étaient actuellement prises en charge par le centre de données canadien. M. Boivin a répondu qu'actuellement toutes les applications WorldShare sont prises en charge (dont les PEB qui sont utilisés par de nombreuses bibliothèques canadiennes et d'autres applications WorldShare auxquelles les bibliothèques peuvent s'abonner individuellement) ainsi que CONTENTdm. Il est probable qu'EZproxy sera la prochaine application qui sera transférée dans le centre de données canadien mais aucune date n'a encore été déterminée. 
  • M. Crocco a ajouté qu'il est aussi intéressant de regarder l'accès et la confidentialité sous « l'angle des métadonnées ». Les utilisateurs à travers le monde accèdent aux métadonnées lors de projets comme «dernière copie » et ceci inquiète parfois les bibliothécaires.
  • Mme O’Hara a souligné que les questions liées à l'accès et à la gestion des autorités étaient un défi pour l'Université du Manitoba lorsqu'elle a remarqué que ce sujet était à l'ordre du jour sous le point « Réseau de données global ». Par exemple, les catalogueurs de l’Université du Manitoba n’ont aucune façon pour l’instant de déterminer dans les notices bibliographiques quel fichier d’autorité devrait être utilisé et ceci créé des problèmes car ils cataloguent dans les deux langues officielles avec les systèmes de partage de l’Université de Saint-Boniface.  Les catalogueurs ne peuvent pas valider facilement les autorités. Au Canada, ceci est un problème que les fournisseurs de systèmes de gestion de bibliothèques en nuage devront mieux gérer. 
  • M. Crocco croit que ce sujet englobera également la rentabilisation des données comme l’utilisation et la gestion des fichiers d’autorités. 

4. Sujets clés devant être abordés et rapportés au Conseil mondial ou touchant les bibliothèques canadiennes

  • La sécurité des données était l’une des inquiétudes soulevées par Mme O’Hara. Il y a eu plusieurs violation des ressources électroniques à l’Université du Manitoba et ils sont inquiets car ces violations semblent augmenter. Ces tentatives proviennent de la Chine, de la Russie et maintenant même de serveurs canadiens, et les pirates informatiques s’emparent des comptes des utilisateurs pour télécharger des milliers de documents. La plupart de ces pirates tentent d’accéder aux ressources électroniques. Comment une bibliothèque peut-elle parer à toutes ces tentatives et ceci est d’autant plus inquiétant que de plus en plus de services sont maintenant offerts dans le nuage.
  • Mme O’Hara a également mentionné que l’identité sur Internet est également un sujet associé et d’intérêt. Il faut une meilleure protection des mots de passe et mieux informé les utilisateurs est essentiel. Certains utilisateurs utilisent le même mot de passe pour tout et ceci a un impact sur les bibliothèques puisque les comptes des abonnés  sont piratés à cause de la mauvaise gestion de l’identité par les utilisateurs. 
  • Mme Ebbett a dit ne pas avoir entendu autant parler de ces problèmes en Ontario. Elle croit que c’est peut-être parce que le Scholars Portal, qui fournit en grande partie l’accès au contenu électronique des bibliothèques d’OCUL, est bien protégé.
  • Mme Schachter a demandé si le financement est plus stable en général, et tous avaient des exemples par très réjouissants.
  • Mmes Ebbett et Lefebvre ont mentionné qu’en Ontario, le taux de change affecte beaucoup leur pouvoir d’achat. L’Université de Windsor devra annuler plus d’un million de dollars en abonnements et en achats pour payer leurs factures. En ce qui concerne les bibliothèques d’OCUL, la fin de l’année financière est à la fin avril et Ryerson University finira l’année avec un déficit pour la première fois depuis longtemps parce que le taux de la devise à tant baissé. Le problème est que le taux a baissé rapidement et personne n’avait prévu que cette baisse serait si sévère. La prochaine année financière devrait être plus prévisible mais le pouvoir d’achat est sera encore limité pour tous. 
  • La possibilité que l’Ontario élimine les programmes en double entre établissements est encore évaluée. Il est aussi question d’austérité en Ontario à cause de l’objectif d’avoir un budget équilibré pour 2017-2018. Par exemple, la Bibliothèque de l’Université de Windsor a souffert de coupures pendant 8 ans de suite, alors la gestion de la Bibliothèque est de plus en plus difficile. À Ryerson University, le personnel est syndiqué alors il est impossible de couper des postes et allouer les salaires différemment (par exemple, deux employés de soutien de la Bibliothèque sont septuagénaires mais ne semblent pas du tout prêts à prendre leur retraite).
  • Les bibliothèques universitaires ont réduit le personnel principalement par attrition. Il semble qu’il y ait également beaucoup supplantation dans les universités et des employés se retrouvent à la bibliothèque sans aucune connaissance du fonctionnement des bibliothèques et ceci affecte la qualité des services. Malheureusement, certains gestionnaires semblent croire que n’importe qui peut travailler dans une bibliothèque sans vraiment de formation préalable.
  • En ce qui concerne les bibliothèques publiques, Mme Payette a mentionné que les budgets semblent stables, du moins au Québec. Toutefois, les bibliothèques doivent « utiliser » leur budget pour ce à quoi il était destiné car tout montant non dépensé est soustrait pour l’année suivante. Au Québec, les bibliothèques publiques n’achètent pas beaucoup de matériel en dollars américains alors la baisse de la devise canadienne ne les affectent pas. 
  • M Boivin a dit que les coupures de budget et les défis variaient d’une province à l’autre. AU Québec, par exemple, toutes les universités ont subies des coupures à cause de la politique d’austérité et ceci se reflète sur les bibliothèques. Les bibliothèques de l’Alberta sont également affectées par des coupures puisque la province reçoit moins de dividendes provenant de la production de pétrole et doit faire des coupures dans divers secteurs. 
  • M. Boivin a ajouté que les données liées et les mégadonnées (big data) étaient des sujets chauds il y a entre 6 et 12 mois mais qu’il semble qu’on en parle moins souvent actuellement. Mme Ebbett a dit que c’était peut-être lié au fait qu’on s’occupe maintenant du défi que représentent les mégadonnées, du moins en Ontario. OCUL créé actuellement un environnement pour la gestion des mégadonnées et CARL examine aussi cette initiative au niveau national. OCUL est en train de créer un entrepôt dans le nuage par leur initiative Scholars Portal. Actuellement, cinq nœuds à travers la province sont testés.  Ces nœuds sont principalement utilisés comme conteneurs pour l’entreposage et ne sont pas faciles à utiliser. Mme Ebbett a mentionné que les bibliothèques en Alberta effectuaient également des demandes de financement pour un projet semblable, et les bibliothèques de Colombie-Britannique faisaient la même chose. L’intention de CARL est que tous ces nœuds à travers le pays interagissent. 
  • M. Crocco a demandé si le gouvernement demandait à ce que les données brutes soient d’abord entreposées et disponibles avant de participer au financement de ces initiatives. Mme Ebbett a indiqué que fournir ou améliorer l’accès était la prochaine étape mais qu’apparemment, la configuration d’un accès simple à ce type de données n’est pas facile. Elle croit qu’à l’avenir, une étude de planification devra être jointe à toute demande de financement. Elle croit que c’est la prochaine étape.
  • En Colombie-Britannique, le gouvernement à accorder du financement par le biais du British-Columbia Electronic Library Network (BC ELN) pour la création un dépôt institutionnel au niveau du consortium pour les bibliothèques qui ne peuvent pas créer leur propre dépôt.  BC ELN a choisi Islandora. Cette initiative est en partie financée par le gouvernement provincial dont le but est de créer une bibliothèque numérique même s’il semble que les responsables (au gouvernement) ne sont pas clairs sur ce sera la bibliothèque numérique. Ils ont demandé aux bibliothécaires de les aider à définir le concept et Mme Schachter croit que de genre de demandes est en croissance, c’est-à-dire la possibilité de stocker et de disséminer les travaux de recherche. Ceci est une opportunité intéressante pour les bibliothèques. 
  • M. Crocco a demandé ce qu’était en fait une bibliothèque numérique.  Voilà un sujet qui pourrait être d’intérêt lors de la réunion du Conseil mondial.

5. Achat de Sustainable Collection Services

  • Mr. Crocco a mentionné que le 13 janvier dernier, OCLC a annoncé l’acquisition de Sustainable Collection Services (SCS) : http://www.oclc.org/fr-CA/sustainable-collections.html
  • Son premier objectif en tant qu’entreprise est la désélection dictées par les données. SCS a fourni ses services pendant 4 ans à des bibliothèques individuelles et des groupes de bibliothèques. Au Canada, SCS a travaillé avec l’Université de Saskatchewan, COPPUL, le TriUniversity Group of Libraries en Ontario et quelques autres établissements.
  • Il s’agit d’une entreprise de quatre personnes et les deux personnes plus à l’avant sont Ruth Fisher et Rick Lugg. Avec deux techniciens, ils ont développé un logiciel pour les aider dans ces analyses. Ce logiciel s’appelle  GreenGlass.
  • Ils ont été partenaires d’OCLC pendant quatre ans car ils utilisaient les données de WorldCat pour approfondir leurs analyses au besoin. Mais ils utilisent également d’autres sources, principalement Hathi Trust, Internet Archives et Choice. Ils utilisent aussi données sur la circulation des documents.
  • Chaque projet peut durer aussi longtemps que deux ans. Il s’agit de la durée maximale d’un projet puisque les données doivent être rafraîchies après cette période.
  • Avec OCLC, il s’agit maintenant d’une solution autonome. Bien entendu, les créateurs de SCS nous aident maintenant dans notre stratégie pour le partage des imprimés. OCLC annoncera bientôt plus de mesures pour la gestion des imprimés partagés.
  • SCS est uniquement pour les monographies mais il est prévu de mettre le service à niveau pour inclure les publications en série.
  • La plupart du travail de SCS a été fait avec les bibliothèques universitaires mais le service pourrait également être utilisé par les bibliothèques publiques s’il y a demande.
  • Mme Lefebvre a indiqué que « l’espace est la nouvelle tendance sur les campus », et la désélection aide à libérer de l’espace dans les bibliothèques.
  • SCS et le service Analyse de collections d’OCLC, maintenant  appelé Évaluation de collections WorldShare, ne se superpose pas à SCS. SCS est utilisé pour retirer des livres des rayons alors que les outils d’OCLC sont principalement utilisés pour l’analyse comparative  et l’accréditation.

6. Horaire du Forum des membres et propositions de sujets

  • M. Boivin a fait une mise au point quant à la planification du premier évènement prévu à Toronto. Des détails sont disponibles ici : http://www.oclc.org/en-CA/events/2015/MemberForums-Toronto.html.
  • Déjà 25 personnes se sont inscrites en quelques jours seulement.
  • M. Boivin a mentionné qu’il y aura un autre évènement à l’automne à Vancouver car l’Université de Colombie-Britannique a accepté d’en être l’hôte. La date reste à déterminer.
  • Il faudrait également tenir un autre évènement plus à l’est, c’est-à-dire à Ottawa ou Montréal (ou peut-être aux deux endroits si assez de personnes y assistent).
  • Mme Schachter a proposé de discuter du même sujet lorsque l’évènement aura lieu en Colombie-Britannique. Elle croit que ce serait peut-être une bonne idée d’en faire une « évènement à travers le pays ». Ceci pourrait aider à bien planifier la création de dépôts partagés pour les imprimés.
  • M. Boivin a mentionné qu’il était prévu de faire quelque chose avec le réseau des développeurs d’OCLC pour l’évènement de Colombie-Britannique mais le groupe était d’avis que ceci serait peut-être plus approprié le matin. M. Boivin a jouté que si OCLC signe un accord avec Bibliothèque et archives Canada au cours des prochains mois, ceci pourrait aussi être un sujet d’intérêt pour le forum des membres.
  • Mme Schachter a demandé à M. Boivin de faire le point sur le forum de Toronto lors de la prochaine conférence téléphonique en juin.

7. Autres sujets

  • Mme Schachter a demandé à Mme Roussel si elle voulait ajouter quelque chose sur les sujets de discussion puisqu’elle s’est jointe à la téléconférence à 14 h. Mme Roussel a mentionné qu’il y avait une restructuration à BAnQ et que sept gestionnaires avaient été mis à pied, soit une coupure de 25 % du personnel cadre. Cette décision a été difficile mais BAnQ n’avait pas le choix à cause de toutes les coupures encore cette année. Mme Roussell a ajouté que c’est très difficile financièrement pour les bibliothèques du Québec actuellement. Pour BAnQ, il s’agit de la cinquième coupure en six ans. Cette fois, les coupures ont principalement été au niveau du personnel de gestion. Il y aura peut-être des coupures dans d’autres secteurs à BAnQ. Heureusement, BAnQ a quand même des projets et ce, grâce à la fondation qui les aide.
  • La dépréciation de la devise a également affectée BAnQ, principalement en ce qui concerne les ressources électroniques puisque BAnQ achète beaucoup de matériel pour desservir la population du Québec.

8. Date de la prochaine réunion et levée de la séance

  • Prochaine conférence téléphonique : 19 juin 2015.

 

Actions requises avant la prochaine réunion

Responsables

 

  1. Mise au point sur la tenue du forum des membres à l'Université de Toronto.

 

  1. Daniel Boivin.